Rétrospective 2025 de Chronolocal au Sanitas
Le travail effectué
En 2025, nous avons continué nos expérimentations de Chronolocal au Sanitas grâce au soutien de la MACIF pour « Volte-face au Sanitas ».
Ainsi, nous avons pu organiser 10 sessions de 2h avec au total une soixantaine de participants afin d’enrichir le jeu dans une optique de co-construction.
Nous avons rencontré un public très diversifié : enfants, personnes âgées, habitants installés depuis longtemps au Sanitas, anciens habitants (partis), personnes ayant un handicap cognitif, jeunes immigrants débutant dans la langue française, ainsi que de nombreux acteurs associatifs du quartier. Pour ce faire, le centre social Pluriel(le)s a été le pivot de nos rencontres, fournissant la base de nombreux événements dont nous discutions avec les habitants.
De cette base riche de récits, nous avons pu construire un jeu de 55 cartes. Nous avons choisi de faire également évoluer le design du jeu : les petites cartes sont à présent beaucoup plus grandes permettant d’y mettre d’avantage de texte et de belles images.
Les retours
En présentant le jeu dans sa version finalisée, nous avons pu recueillir des retours très positifs.
Chacun des types de publics rencontrés nous a dit avoir beaucoup aimé le jeu et y voir un formidable outil favorisant les échanges inter-générationnels. Il peut être notamment utilisé auprès des personnes âgées (anciens habitants) pour les aider à faire travailler leur mémoire, fixer leurs souvenirs et évoquer le temps passé. Dans ce contexte nous avons pu observer les plus jeunes être à l’écoute de ces récits. Ce jeu est aussi adapté aux nouveaux habitants, ainsi qu’aux enfants pour leur faire découvrir leur lieu de vie.
Nous avons observé chez les habitants une grande fierté et un sentiment d’être valorisés lorsqu’ils reconnaissaient les cartes auxquelles ils ont contribué ou celles dont ils ont vécu les événements.
Ce jeu peut être une base pour construire une culture locale et permettre de retrouver une certaine fierté d’être habitant de ce territoire.
C’est de plus un bon outil de brise-glace et d’interconnaissance au sein d’un groupe.
Il concoure également à la création d’un terreau permettant la coopération et l’émergence de nouveaux projets sur le territoire.